Il faut séduire les marchés

La morale est une catégorie mentale inconnue des marchés. Comment pourraient-ils avoir confiance ?

Les politiques et les médias n'ont qu'un mot à la bouche :
il faut rassurer les marchés ; il faut restaurer la confiance des marchés.
Face à un pitbull enragé, que fait-on ? On le rassure, on restaure sa confiance ? Non, d'abord on lui passe un collier en chaîne avec des pointes intérieures, on relie ce collier par une chaîne à un anneau inarrachable ; ensuite on tente de le dresser, si l'animal n'est pas trop perverti ; sinon on le pique.
Avec les marchés, et la finance en général, c'est pareil, ou du moins ce devrait être pareil dans un système démocratique. Mais ce n'est pas le cas.
Alors, que les politiques et les médias, les élites en général, tous libéraux faut-il le rappeler, aient au moins le courages et l'honnêteté de dire :
il faut soumettre les peuples aux marchés ; il faut flagorner les marchés quoiqu'il en coûte aux peuples.

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